lundi 23 novembre 2015

Nicolas Dupont-Aignan joue les parents contre les professeurs

Le Président de la communauté d'agglomération du Val d'Yerres propose aux usagers du Conservatoire à rayonnement départemental de répondre à un questionnaire sur la mise en place de stages durant les congés scolaires.




La manœuvre est habile ... mais cache assez mal ce qui se passe dans la coulisse.

Résumé des épisodes précédents : ce que le Président de la communauté d'agglomération nomme "réforme ambitieuse" avait provoqué le départ de nombreux talents  (et en cette rentrée, les premiers départs des nouveaux coordinateurs que "l'ambition" n'a pas convaincus). Elle s'était faite via une campagne de dénigrement du corps professoral.

Les stages, tels qu'envisagés aujourd'hui, poseraient de nombreux problèmes juridiques et organisationnels. Cerise sur le gâteau, ils seraient animés par les professeurs sur ... leur temps de congés annuels ... aux dépens des concerts, de la pratique musicale et du travail pour leurs élèves.

En outre ces stages seraient facturés, en sus des droits de scolarité, sans espoir de toucher de nouveaux publics.

Une nouvelle fois et sans concertation, le Président de la communauté d'agglomération use de cette méthode inacceptable qui vise à mettre les professeurs en porte-à-faux avec les parents et usagers ...

Décidément, c'est une maladie chronique dans le Val d'Yerres : jouer les Uns contre les Autres.



samedi 14 février 2015

Faire le ménage en musique ?

Souvenez-vous, en  2010, Nicolas Dupont-Aignan, maire de Yerres, propose que sa Ville économise sur les dépenses de ménage dans les écoles en demandant aux élèves de nettoyer leurs classes. C'est l'année de la "balayette ludique"...
En janvier 2015, le Parisien s'interroge "Le balai va-t-il devenir l'accessoire attitré du sportif responsable et citoyen à Yerres ?".

Et au Conservatoire, quelles décisions ont-été prises? un coup de balai hebdomadaire ?  les professeurs ramassent et remplissent les poubelles avant que les enfants n'arrivent  ... et ensuite ?






jeudi 27 novembre 2014

Le vaisseau fantôme

Une chape de silence s'est abattue sur le CRD: chacun est prié de se taire et parler serait une faute, la concertation promise tarde et le conseil d'établissement ne se réunit pas,  les élèves sont bien au travail mais nulle audition n'est programmée, aucun examen non plus...  

Le silence est parfois brisé quand incidemment un élu lâche que bientôt de piano, il n'y aura plus (chhhhht!).


Nos élus qui, hier se fâchaient contre de prétendus lanceurs de rumeurs, semblent avoir mis en place une machine à rumeurs où chacun chuchote sur les destinées du nouveau Conservatoire: vaisseau fantôme né d'une réforme menée à la hâte , géré à la hache, au gré des humeurs et des coups de rabots  budgétaires de nos élus. Tout juste les entendons- nous encore  chantonner en toutes occasions "ma cassette  ma casette" contre un Etat qui les aurait pillés et privés de toute possibilité d'action... culturelle. Refrain (en canon) ...


Quand les langues se délieront, sans doute  apprendra- t-on  une baisse de plus de 20 % des inscrits (chhhhht !) proportionnelle à celle des cours supprimés  (14.5 % déjà chiffrés en juillet, et la casse s'est poursuivie en septembre)?  Quand dialogue il y aura, sans doute pourra-ton commencer d'évaluer une réforme "expérimentale" , un peu sérieusement, avant  que le vaisseau ne s'échoue tragiquement ? 


Ce silence est parfois et brutalement rompu par la tonitruante communication de la CAVY qui malmène encore et en quadrichromie ceux qui font vivre un Conservatoire : les professeurs ?  - "des coûts salariaux"! les élèves ? "un coût net" ! Pas une virgule d'un discours honteux, pas un schéma trompeur et mensonger n'ont été amendés en six mois ! 
Les départs de professeurs de catégorie A ne sont remplacés, dans le meilleur des cas, que très partiellement et  par des assistants d'enseignement artistique (catégorie B). Les nouveaux arrivants ne sont pas présentés à leurs collègues (chhhhht!),  des coordinateurs ont été nommés par l'administration, en lieu et place des responsables de départements cooptés par les professeurs, sans doute  apprendra- t-on bientôt leur nom (chhhhht).


"Une première étape réussie" lance l'aboyeur public! 
"Transformer le conservatoire pour le sauver " c'est le slogan cynique de nos élus qui, non contents de faire taire ce "chœur des pleureuses" et son cortège de pétitionnaires qu'ils méprisent et refusent d'écouter, s'en vont arrêter la musique dans les établissements scolaires! Silence les enfants !  


Les élus du Val d'Yerres ont voté la suppression des interventions en milieu scolaire : l'Orchestre  à l’école élémentaire Georges Brassens de Crosne a ainsi disparu ! 
Et faire découvrir la musique aux enfants du Val d'Yerres sur le temps périscolaire? n'y songez pas ! Poursuivre une  formation spécifique en musique ou danse au collège? n'y songez plus ! les classes à horaires aménagés musique et danse sont  à leur tour menacées d'être englouties.
La politique culturelle du Val d'Yerres nous a programmé le Vaisseau fantôme et nous l'ignorions? chhhhht!
Mais pour combien de temps encore ? 



mercredi 19 novembre 2014

Val d'Yerres Magazine : rectificatif d'un lecteur avisé !

VY Magasine octobre 2014
La communication sur le Conservatoire dans Le Val d'Yerres Magazine  d'octobre 2014 mérite, pour le moins,  quelques  précisions.

Oui, le gouvernement supprime des subventions, évaluées à 10% du budget. Suppressions annoncées, sans surprise donc, et qu'il était loisible d'anticiper pour éviter d'agir, comme cela a été fait, au pas de charge, dans une urgence incontrôlée et dans un climat d'extrême pression et d'intimidation comparables à une administration soviétique.
 
Oui, le coût d'un élève du Conservatoire est de 1800 euros (par an ?) (chiffres de la CAVY, seule source disponible à ce jour). Et puis quoi ? Que signifie ce chiffre ? Ce qu'on veut lui faire dire. Ce chiffre nous donne le prix d'un service public comme tant d'autres : maisons de retraites, écoles, transports, etc. Il paraît important ? A Bercy, toutes les statistiques des collectivités locales se font par habitant. Sachant qu'il y a dans le Val d'Yerres 90.000 habitants (chiffres de Bercy, année 2011), le coût d'un élève du Conservatoire est donc de (1800 € / 90.000) = 0,02 € par habitant. 

Le Conservatoire affiche-t-il X € de déficit ? Présentation volontairement fallacieuse : ce n'est pas un déficit, c'est un coût (un service public coûte de l'argent mais n'en rapporte pas, il ne peut donc pas être dit en déficit). Le terme de déficit est une vieille ficelle, couramment utilisée par toute administration de mauvaise foi. Ficelle devant laquelle l'Association des Maires de France — tiens donc ! — s'étranglait de fureur pas plus tard que le jeudi 13 novembre  la Cour des Comptes l'ayant utilisée fallacieusement pour mieux stigmatiser les collectivités locales.

Pour sauver le Conservatoire, il fallait réagir, trancher dans le vif ? Nous avons dès le début répondu à cela : une autre politique est possible. La Communauté d'agglomération du Val d'Yerres est assez vaste pour rendre possibles des transferts de financements d'un poste à un autre, ce qui permettrait de maintenir et de pérenniser une qualité d'enseignement qui ne persiste, aujourd'hui, que grâce au dévouement du corps enseignant du Conservatoire. Il faut pour cela une vraie concertation, non pas un simulacre où l'on n'obtient qu'à l'arrachée de rares réunions tôt ou tard démenties par les faits.

samedi 15 novembre 2014

La visite de la Fanfare

Le comité de soutien vous informe d'une nouvelle entrave à la pratique de la musique dans le Val d'Yerres, à Epinay-sous-Sénart où la Lyre est privée de son lieu de répétition, dans un climat tendu.

Une pétition de soutien est en ligne  
vous pouvez signer en suivant ce lien
cliquez pour signer
Concert à Brunoy avec L'Harmonie Crosnoise et le Conservatoire


La Lyre d'Epinay-sous-Sénart s'explique :

"La Lyre municipale d'Epinay-sous-Sénart est une batterie-fanfare créée en 1970. Elle est adhérente à l'Union des Fanfares de France.

La Lyre participe à toutes les cérémonies officielles et festivités organisées par la municipalité d'Epinay-sous-Sénart et offre ses services pour tous les événementiels accompagnés d'une animation musicale (carnavals, défilés, marché de Noël...)




Carnaval 2011
Depuis sa création, elle bénéficie d'un soutien matériel de la municipalité qui consiste dans la mise à disposition permanente d'une salle permettant de stocker le matériel (instruments, tenues, partitions) et d'une salle de répétition une fois par semaine. Par ailleurs, elle bénéficie d'une subvention lui permettant notamment de participer aux frais d'inscription au Conservatoire de musique du Val d'Yerres de jeunes musiciens, qui sans cette aide, ne pourraient pas accéder à cette formation.

Cette année, la salle de répétition anciennement mise à disposition a fait l'objet de travaux la destinant exclusivement à l'usage de la danse.
Ainsi début septembre 2014, la Lyre s'est retrouvée sans salle de répétition et la municipalité n'a proposé aucune solution de remplacement durable (la municipalité a bien mis à disposition la salle Georges Pompidou mais celle-ci n'est pas souvent libre : 3 mercredis depuis la rentrée et indisponibilité de fin novembre 2014 à début janvier 2015 - du fait des diverses activités qui s'y déroulent par ailleurs.

Dans ces circonstances, les responsables de la Lyre ont envoyé un courrier au maire d'Epinay-sous-Sénart lui demandant un rendez-vous pour évoquer la situation, l'informant que l'association n'assurerait aucune prestation sur la commune tant que la situation ne serait pas résolue.
Ce courrier  étant resté lettre morte, la Lyre n'a pas participé à l'ouverture de l'exposition sur la Grande Guerre (en octobre), ni à la cérémonie de création d'une plaque commémorative pour les soldats spinoliens (8 novembre), ni à la cérémonie commémorative de la mort du Général de Gaulle (9 novembre).

La cérémonie du 11 novembre approchant, la municipalité a proposé le 5 novembre des locaux trop exigus pour accueillir une fanfare, puis le 7 novembre le petit studio de l'ancienne mairie, occupé actuellement par une classe. Cette proposition a été retenue par les responsables de la Lyre même si elle n'est pas idéale (il faut déplacer tout le mobilier de la classe avant chaque répétition).

Aucune convention définitive n'ayant été signée avec la municipalité avant le 11 novembre, les musiciens de la Lyre ont décidé de maintenir leur boycott du défilé mais ont assuré les associations d'anciens combattants et la municipalité de leur présence au monument aux morts afin de participer malgré tout à la commémoration du Centenaire de la Première guerre mondiale.

Devant ce refus d'assurer le défilé, la municipalité a décommandé la Lyre le 10 novembre au soir.

Malgré cela, les membres de la Lyre se sont présentés au monument aux morts (situé dans le cimetière) afin d'informer les participants sur la situation.

C'est à la suite de cet événement qu'une pétition a été mise en place.


jeudi 13 novembre 2014

Une leçon de cynisme, une leçon de solidarité

La Communauté d'agglomération nous donne ces jours-ci une leçon de cynisme étonnante et recycle dans sa communication institutionnelle, des arguments dénoncés ici même sur les coûts des élèves et des professeurs du Conservatoire, démontrant s'il en était besoin que nos élus n'ont pas entendu la colère ni infléchi leur décision.
Il est désolant - c'est un euphémisme -  d'entendre le cri de victoire "le Conservatoire est sauvé" de la bouche de ceux qui l'ont mis en péril. Lisons ce satisfecit à l'aune des dégâts que la réforme a provoqués, nous y reviendrons...

Le Comité de soutien préfère donc attirer votre attention sur les 3ème rencontres d'orchestres et d'arts autour du collectif Gradisca,


Des professeurs du Conservatoire et leurs élèves participent à ces rencontres, répétant durant les week-ends de novembre, parfois la journée entière, au Conservatoire de Villebon-sur-Yvette.

Dimanche 23 novembre « 150 artistes valides et différemment valides » seront sur scène.

Il est essentiel de saluer cette leçon de solidarité, une leçon de musique.

En savoir plus

mercredi 12 novembre 2014

vendredi 26 septembre 2014

Voter et ... communiquer

Aux mois de mai et juin, la mobilisation contre la réforme du  Conservatoire à rayonnement départemental du Val d'Yerres a été forte : cela n'a pas empêché le Conseil communautaire du Val d'Yerres de la voter le 30 juin. La restructuration s'est poursuivie durant l'été.
La rentrée du Conservatoire s'effectue non sans heurts: le nombre d'inscrits, s'il n'est pas encore confirmé, semble en forte baisse, les inscriptions ont été envoyées aux usagers avec deux semaines de retard (le 9.9); certains enseignements collectifs sont surchargés, des orchestres ont perdu leur professeur, des professeurs ont perdu leur orchestre; les accompagnements sont réduits ou supprimés; l'organisation de l'audition d'entrée en cycle spécialisé fait polémique; la réservation de salles de concert n'est pas planifiée, les recrutements tardent, les interventions en milieu scolaire ont disparu, tout comme les chorales Gospel...
Nombre de professeurs ont quitté le CRD, en disponibilité, mutés ou remerciés, et ne sont remplacés qu'en partie; ceux qui parmi eux étaient professeurs d'enseignement artistiques (PEA catégorie A) sont remplacés par des assistants d'enseignement artistique (catégorie B) avec des pertes horaires très importantes (flûte traversière, violon, piano, chorale, éveil , formation musicale ...). [source : Val d'Yerres]
La réorganisation interne se poursuit : les professeurs représentants des départements, élus par leurs pairs,  devraient être remplacés par des coordinateurs nommés; le règlement intérieur s'en trouverait modifié.

De ce brouhaha silencieux, "en sourdine",  nous vous tiendrons informés.
Relevons une relative bonne nouvelle : le professeur de violoncelle, ardemment défendu au printemps, a été titularisé, sur 8 heures (contre 11h l'an dernier).
Autre nouvelle appréciable, après de nombreuses demandes: la ville de Yerres semble se décider à communiquer sur le Conservatoire, en lui consacrant une page dans son guide "sortir à Yerres". Mais quelle surprise d'y voir louer, par la ville de Yerres dont le Maire est Nicolas Dupont-Aignan, les ateliers découvertes dont ce même Nicolas Dupont-Aignan a fait voté la  suppression comme ... Président de la Communauté d'agglomération du Val d'Yerres.

Guide publié par la Ville de Yerres, septembre 204

Communiquer c'est bien, voter la suppression de ce sur quoi l'on communique l'est moins.

Lettre de 145 parents d’élèves des classes CHAM/CHAD aux élus du Val d’Yerres

La question de l’avenir des classes CHAM/CHAD a été abordée par les élus de la Communauté d’agglomération du Val d’Yerres lors du Conseil communautaire du 30 juin dernier. Il y a été annoncé que la décision serait prise cet automne de maintenir ou de supprimer progressivement cette filière spécialisée à partir de la rentrée 2015.

Nous, parents d’élèves des classes CHAM/CHAD des collèges Bellevue et Pasteur, tenons à dire notre incompréhension face à une possible remise en cause de leur existence.

Les classes à horaires aménagés musique et danse (CHAM-CHAD) sont conçues pour permettre à tout élève réellement motivé et de tous horizons sociaux de suivre de front l’enseignement général du collège et un enseignement artistique spécialisé : dans le Val d’Yerres, la musique ou la danse (ailleurs, parfois aussi l’art dramatique).  

Les bénéfices de ces classes sont multiples :

-        Pour l’élève lui-même, outre l’enrichissement personnel qu’elles lui procurent, elles jouent un rôle essentiel d’ordre éducatif, en termes de travail et de rigueur. Les élèves qui y entrent ne sont pas des privilégiés : ils ont fourni un investissement personnel impor­tant et s’engagent à le poursuivre tout au long du collège.
-       Au sein même du Conservatoire, en raison de leur caractère interdisciplinaire et de l’expérience accrue des élèves dans la pratique artistique collective, ces classes jouent — et ont vocation à jouer — un rôle moteur dans la conduite de projets pédagogiques innovants intégrant les diverses disciplines enseignées au conservatoire.
-       Enfin, les classes CHAM/CHAD ont vocation à participer à la vie du Val d’Yerres.  Invitées à se produire dans des écoles maternelles et primaires, ou encore auprès du public scolaire dans les salles publiques des diverses communes, ces classes constituent un outil précieux, efficace, convaincant pour faire découvrir aux enfants du Val d’Yerres l’univers de la musique et de la danse et leur donner l’envie de s’y investir eux-mêmes.

Comment des élus, soucieux de l’éducation des enfants, pourraient-ils se priver d’un tel outil ?

La suppression des classes à horaires aménagés serait un signal très négatif pour la jeunesse du Val d’Yerres, qui se verrait fermer l’accès à la seule voie lui permettant de concilier études et apprentissage artistique exigeant. Elle marquerait un appauvrissement indéniable de l’offre éducative et culturelle de nos communes.

Nous demandons donc aux conseillers communautaires de bien saisir tous les enjeux éducatifs, sociaux et culturels liés aux classes CHAM/CHAD ; de prendre en considération le souci manifesté par les élèves, les anciens élèves et leurs parents ainsi que de nombreux habitants du Val d’Yerres de voir ces classes maintenues dans notre communauté d’agglomération ; et de bien peser la responsabilité qu’ils prendraient à l’égard de l’ensemble du Val d’Yerres en décidant leur suppression.

Nous leur demandons de prendre une décision ferme en faveur du maintien de ces classes.